Scream Test

Une nouvelle émission de téléréalité apparaît sur Internet et fait trembler tout le monde. Tout le monde ? Sauf les participants ! Car ils sont les seuls à ne pas connaître le sort qui leur est réservé à la sortie...

Franchement, si je ne vous ai pas donné hyper envie avec ma phrase d'accroche ! 

Sept personnes, jusque là portées disparues, réapparaissent en tant que stars d'un reality show online (bilingual). Elles se prennent à rêver de l'amour, gloire et beauté qui les attendent après une semaine passé dans un loft sans se douter que quand un candidat est "éliminé", c'est à prendre au pied de la lettre. 

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Les plus : 
- Efficace, le livre se lit vite et bien et j'aime assez les chapitres courts.
- Toute l'action se déroule en Amérique avec des américains, et c'est plutôt crédible pour un auteur français !
- Jolie critique de la société où tout le monde en prend pour sa pomme : candidats superficiels, médias assoiffés de scoops, FBI prétentieux, public vicieux... 
- Quelques passages explicatifs sur les "slashers" ou encore l'apparition de la téléréalité sont bienvenus. 

Les moins : 
Quelques passages explicatifs sur les "slashers" ou encore l'apparition de la téléréalité sont placés un peu à l'arrache et ne font pas sens.
- Alors que le point de vue des médias et de la police me semble bien retranscrit, j'ai trouvé les candidats un peu laissé pour compte.
- L'auteur privilegie l'instant présent et ne rentre pas trop dans le passé des personnages. Mais quand il le fait, je trouve que ça fait faux, rajouté exprès pour donner une présence et une histoire aux héros. Raté.




Titre original
Scream Test

Auteur
Grégoire Hervier






La Forêt des Damnés

Je n’avais pas écrit d’article depuis plus d’un an. Du coup, vous pensez forcement que celui-ci parle DU livre qui a changé ma vie. Dans un sens, un peu, mais j’y reviendrai plus tard.

« Avec la Forêt des Damnés, j’ai écrit LE livre que j’avais envie de lire » nous dit Carrie Ryan. Autant dire que cette dame n’a aucun goût et que j’accorde ma confiance trop facilement.

Vendu par ma copine comme un roman avec des zombies et un village isolé, j’étais super motivée. Mais quelques indices auraient dû me mettre la puce à l’oreille : c’est écrit gros et c’est édité par Pôle Fiction Filles. Bon, j’aime aussi parfois les livres pour ados, alors je me suis dit qu’il fallait tout de même lui laisser une chance.

En fait, l’histoire c’est ça : depuis toujours, Mary habite un village encerclé par des zombies. Sa mère meurt alors son frère lui fait la gueule et comme personne ne veut l’épouser, elle est contrainte de devenir bonne sœur (en gros).

Problème numéro 1 : elle rêve de voir l’océan et rester enfermée entre quatre murs, ça commence à bien faire.

Problème numéro 2 : elle est éperdument amoureuse de Travis.

Problème numéro 3 : le frère de Travis vient finalement lui demander sa main.

Vous pressentiez le triangle amoureux et c’est bien joué. Seulement il s’agit là de littérature adolescente haut de gamme, alors nous aurons droit à un carré amoureux ! Car si la meilleure amie de Mary doit elle épouser Travis, c’est bien le frère de celui-ci qu’elle aime. Vous suivez ? Ce qu’il faut retenir, c’est qu’il y a un quiproquo dans les couples, et que ce serait beaucoup trop simple d’échanger. Il faudra donc vivre malheureux toute sa vie.

Et puis un jour, une mystérieuse jeune femme arrive dans le village. Elle est immédiatement isolée dans l’Eglise et deviendra très vite une morte-vivante (pour en connaître la raison, il faudrait lire le tome 2, donc nous ne le saurons jamais). Peu de temps après, les zombies envahissent le terrain et 90% des villageois meurent. Heureusement (ah ?) Mary et quelques acolytes s’échappent et traversent un chemin protégé par des barbelés pour se rendre vers l’inconnu.

Je ne vous en dévoile pas plus. Bien sûr, je ne vous encourage pas à le lire, mais j’aimerai bien que vous lisiez mon article jusqu’au bout. Le paradoxe, c’est que je ne peux pas dire que j’ai détesté ce roman, je l’ai dévoré, mais chaque page m’affligeait un peu plus. Rien dans l’histoire ne s’est déroulé comme ce que j’espérais et les personnages étaient détestables (et vas-y que je chiale pendant 400 pages, et vas-y que je suis fade).

Alors ce qu’il en ressort c’est que si Carrie Ryan l’a fait, moi aussi. Je vais écrire LE livre que j’ai envie de lire, avec un village, des zombies et une histoire d’amour (parce que je suis fleur bleue). J’y pense sérieusement depuis une semaine, je doute y arriver vu l’ampleur du projet, mais je ne peux pas avoir perdu trois jours de ma vie à lire ça, il faut que j’en tire quelque chose de bien.

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Citations : 

« Travis veille à ce que notre maison reste barricadée, et moi à ce qu’on ait le ventre plein. »

 « - Mary, vient prier avec moi.
Cette phrase cause ma perte. Je me précipite en trébuchant sur ma tunique, je me traîne jusqu’à lui en grattant le sol et je jette les mains sur son torse, haletante. »


Les plus : 

 - C'est facile à lire. 

- La scène où ils communiquent par le biais de papiers accrochés à des flèches et plantent leur petits secrets dans la tête des zombies.


Le moins : 
 

- Cf tout l'article.




Titre original
The Forest of Hands And Teeth

Auteur
Carrie Ryan






Speaking With The Angel

Ces derniers temps, je n'ai fait que lire des nouvelles. Mais ce recueil a été un vrai coup de coeur, alors je romps ce long de silence de non-article pour vous en toucher deux mots. Le fils de Nick Hornby étant autiste, il a demandé à plusieurs auteurs super connus et super cool de participer au livre pour la bonne cause. Parmi eux, Helen Fielding, Zadig Smith, Irvine Welsh et même... Colin Firth ! 

Ma nouvelle préférée, je pense qu'elle vient de Nick Hornby lui-même. "Nipple Jesus" raconte l'histoire d'un vigile qui doit surveiller une oeuvre qui fait parler d'elle puisqu'il s'agit d'une image de Jesus recomposée avec des milliers de découpages de seins. Au départ, il trouve le montage vraiment idiot puis finis par s'attacher à l'oeuvre et même à la défendre. Et puis comme c'est une nouvelle, je n'en dirai pas plus.

Il y a aussi cette histoire de Melissa Banks, parce qu'elle raconte une soirée dans la vie d'un couple et que je suis une éternelle romantique.
"I say the truth, which is, 'I feel old'.
He puts his coat around my shoulders and says 'Is that better?' and I realize that I've spoken into his bad ear."  

Irvine Welsh a fait une bonne nouvelle, mais qui m'a tout de même un peu déçue. Peut-être parce qu'on ne retrouvait pas autant l'accent écossais que dans ses romans. Et puis pour le reste, c'était parfois sans plus, mais la plupars du temps je ne pouvais plus m'arrêter. Alors je me dis que l'année 2012 commence fort et ça me redonne espoir, parce que je n'ai pas eu autant de coups de coeur que je l'esperais l'année dernière. 
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Le plus
- Vraiment très drôle. Ca faisait longtemps qu'un livre ne m'avait pas autant fait rire.
- Permet de découvrir certains auteurs.


Le moins  
- Je n'ai pas accroché à certaines histoires et je trouve Helen Fielding agaçante.   




Titre original
Speaking With The Angel

Auteur
Nick Hornby






The Stars in the Bright Sky

J'ai tout de suite été attirée par ce livre, et ce pour deux raisons. La première est la couverture, qui m'a beaucoup intriguée. La deuxième est la quatrième de couverture où Irvine Welsh y va de son petit mot (entre écossais, on se soutient). Bon, du coup je n'ai pas trop réfléchi et je me suis lancée. Même si ce roman est une suite (ce que j'ai découvert un peu après), il se lit très bien, mais je conseille quand même de lire le premier avant (parce qu'en plus il avait l'air sympa).

The Stars in the Bright Sky ("Les étoiles dans le ciel radieux" va sortir prochainement en français) raconte l'histoire d'une bande de cinq copines, agées d'une vingtaine d'années. Certaines étudient (la philosophie ou l'architecture), d'autres travaillent (dans un salon de beauté), mais toutes sont restées amies après le lycée. Elles décident de partir en vacances avec Ava, l'amie de fac de Finn, qui apporte un peu de sang neuf à la vieille bande (et qui représente le lecteur nigaud qui n'a pas lu le tome précedant - donc moi). Pour voyager moins cher (mais surtout pimenter l'histoire), elles quittent leur Ecosse natale pour Londres, afin de squatter un des aéroports en attendant de trouver un vol bon marché. 

Il ne faut pas s'attendre à suivre la bande pendant leurs vacances, sinon vous serez déçus. L'histoire se focalise sur l'avant-voyage, et les relations entre amies. Mais grâce aux quelques personnages dont la personnalité sort du lot, on passe outre le fait qu'on tourne un peu en rond. 

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Citations : 
" Aye. I love the every one of yous and want you to know it. Just in case this bastarding plane goes down in the sea. I'll be thinking of yous. Up in first class of course where I belong, and I'll no spill my free drink on the way down either and I'll have my leg over a rich boy too. I'll be thought of us all, knowing these were the days of our livres and plenty more to come. Days of our lives and yous didn't even know it. " (p389)

Les plus : 
- L'accent écossais, même s'il est beaucoup plus discret que dans les romans de Welsh. 
- Le personnage de Manda (citation du dessus), que je detesterais avoir comme amie.
- Les toutes dernières pages du livre. Une fin d'histoire très inattendue. 

Le moins : 
- A force de rester aux alentours de l'aeroport, on devient un peu claustro. 




Titre original
The Stars in the Bright Sky

Auteur
Alan Warner






Glu

Terry, Carl, Billy et Gally sont quatre amis d’enfance, que l’on suit des années 70 au début du 21ème siècle. Bien qu’ils soient tous très différents, ils ont tout de même une chose en commun : Edinburgh et ses galères. Ils découvrent tout ensemble : le sexe, le foot et la drogue.

Terry – le beau gosse, qui n’a qu’un but dans la vie, c’est d’enchaîner un max de meufs. En résumé, c’est un romantique ! Aussi appelé Juice Terry, à cause de l’emploi de ses rêves qu’il a occupé quelques temps : vendeur ambulant de jus de fruits.

Billy – le boxeur. Celui qui a le plus d’intégrité et qui sait toujours quoi dire au bon moment. C’est un type posé, qui perd son innocence au fil des ans, et apparaît un peu blasé.

Carl – mon préféré – son père lui a apprit à aimer la musique, il est donc devenu dj. Il a monté sa propre boîte et collectionne les filles en même temps que les petites pilules.

Gally – le sensible qui a la poisse. A peine majeur, il est envoyé en prison pour avoir taillader le visage d’un type au couteau. Même si ce n’est pas lui le coupable, il ne le dira jamais.
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Citations :
« Elle me dévisage une seconde ou deux, et si elle avait tenu plus longtemps, elle aurait compris que je déconnais. Mais elle se retourne vers Terry. J’ai envie de dire à ces grands yeux tristes, nan, Lucy, Terry est un connard. Il te traite comme une merde et se fout de ta gueule. Mais moi, je t’aime. Je te traiterais comme il faut. Laisse-moi venir chez toi et te niquer jusqu’à la moelle. » (p200)

« Terry remercia toutes ces années de picole excessive et de plats à emporter. Sans eux, il aurait vécu une fin tragique. Un homme de moindre envergure, versé dans l’exercice physique et les régimes sérieux plutôt que dans l’indolence, l’abus de substances et la paresse, serait mort à cette heure-ci. Un homme de moindre envergure. » (p661)

Les plus :
- il y a quatre narrateurs, ce qui donne un bon rythme au livre. 
- la ville d’Edinburgh.
- Renton et sa bande (Trainspotting) font de brèves apparitions.

Le moins :
- La VF. Car on a pas le droit à des « ye kin git » purement Scottish.




Titre original
Glue

Auteur
Irvine Welsh






© poucr -- 2011